C'est tellement douloureux. Si tu savais à quel point je suis désolée. A quel point je t'ai dans la peau. A quel point je ne t'oublie pas. A quel point je t'aimais. Et je sais que tu ne me pardonneras jamais. J'en ai le coeur tout crevé. Je t'en supplie, reviens. J'ai l'âme écorchée, rien que de savoir que tu me détestes. Tu me manques tellement. Et le reste du monde n'est que pourriture. Je ne veux plus personne. Plus rien. A part toi, toi et ton rire, ce rire qui m'agaçait, qui m'irritait. Ce rire dont je rêve toutes les nuits, aujour'dhui. Tu as laissé un énorme vide dans mon coeur qui ne cesse de saigner, et j'ai mal, tellement mal, que j'en pleure sans arrêt. Le reste n'est que pourriture. Les gens sont des malades mentaux qui ont besoin de se faire soigner. Nous étions tellement pures, tellement beaux, tellement nous. Je suis seule, ici entourée de ces gens, qui savent tout de moi, tout de nous. Et je me sens si seule sans toi, sans tes bras, ton odeur, et la douceur de ta peau. Tu me manques tellement si tu savais. A quel point la vie me dégoûte, je ne pense qu'à aller loin, et quitter ce trou où je passe mon temps à sourire et à rire, pour cacher l'énorme chagrin qui emplit mon coeur. Et à chaque fois que je ferme les yeux c'est toi que je vois. J'ai certes essayé de me convaincre que tu n'étais qu'un tas de merde, mais rien n'y fait, tu es toujours mon prince tu sais, la personne qui faisait que je me réveillais le matin, c'est toi qui me sortais hors du lit. Maintenant, je n'ai envie que de dormir. Tout le monde me dégoûte, tout le monde. Je n'aurais jamais dû céder des bouts de nous. Je dois reprendre ma bague. Je le dois, c'est la seule chose qui me reste de toi, avec ces mots que tu m'avais écrit sur mon cahier de physiques. Je dois reprendre ma bague. Je dois la reprendre. Quant à mes textes, j'en garde une copie. Il pourrait les brûler s'il veut. Je m'en branle. Tu me manques et j'ai tellement envie de sentir tes bras autour de moi. Tellement besoin de t'écouter respirer au creux de mon oreille. J'ai tellement besoin de toi. Je t'aimais plus que tout. Et là, je n'ai plus rien, je tourne en rond, et je ne vis que des déceptions. Je ne veux que toi, mais "tu ne veux plus de moi", ce sont bien tes paroles. Et je les relis le coeur dans la main. Mais ça ne me déchire pas autant que ce que je te faisais subir. Pardonne-moi. J'ai tellement besoin que tu cesses de me haïr. Je souffre, et personne ne s'en rend compte. Tu es si loin de moi.
Le monde n'est que pourriture.